Le film

La genèse

En 2012, le documentaire « Les Nouveaux chiens de garde », vu au cinéma par plus de 250 000 spectateurs, mettait à jour le lien vénal que les médias et les journalistes entretiennent avec les pouvoirs économiques et politiques.

Sept ans plus tard, il est grand temps de donner un bon coup de projecteur sur « Ceux qui tiennent la laisse ».

  • Quelle est cette nouvelle noblesse qui règne aujourd’hui en France ?
  • Comment organise-t-elle et consolide-t-elle son pouvoir ?
  • Quelles sont les arcanes de cette oligarchie ?


C’est à cette (lourde !!) tâche que se consacrera Gilles Balbastre dans son prochain film.

Le film

À bien des égards, la société hexagonale rappelle la période antérieure à la Révolution, lorsque qu’une noblesse organisait la société à son avantage. Mais, alors que les nobles d’hier rivalisaient de paresse, les oligarques modernes travaillent d’arrache-pied à cimenter leur domination et à entraver l’avènement de toute contestation, du type de celle qui avait coûté leurs têtes à leurs ancêtres…

Le documentaire Ceux qui tiennent la laisse ambitionne de lever l’écran de fumée qui entretient le mythe démocratique pour éclairer les structures du pouvoir oligarchique : comment il se constitue et comment il s’entretient. Le registre sera celui de la fable, feignant d’adhérer au mythe qu’il s’agit de démonter.

Nous montrerons comment l’oligarchie moderne opère en son sein une division du travail : à certains moments de leur vie, les uns occupent le pouvoir politique et se consacrent à l’animation du « mythe démocratique », les autres se chargent de l’économie. Et puis, les rôles tournent. De la sorte, la grande famille oligarchique compte des hauts fonctionnaires, du personnel politique, des capitaines d’industrie, des financiers, des héritiers, parfois des journalistes et aussi quelques opportunistes...

Son pouvoir se structure autour de lieux – les grandes écoles (ENA, polytechnique, HEC, etc.), des espaces de sociabilité (Le Siècle, le Cercle de l’union interallié, l’Association pour le rayonnement de l’Opéra de Paris, etc.), des lieux prestigieux de villégiature (Le Touquet, Deauville, La Baule, Biarritz, Saint-Tropez, Megève, etc.) –, de corps professionnels – Cour des comptes, Inspection des finances, etc. –, et d’organisations – Medef, Association française des entreprises privées, etc.

À l’échelle du pays, les membres de l’oligarchie ne représentent qu’une poignée de personnes. Ils demeurent néanmoins trop nombreux pour que notre film puisse envisager de les présenter tous. Nous nous concentrerons donc sur les mécanismes de circulation qui huilent les rouages du pouvoir et sur certains personnages emblématiques... (pas de noms pour le moment histoire de ne pas leur faire peur). Le film se déclinera en six épisodes. À ce stade du travail, ces épisodes pourraient débuter par une saynète de fiction visant à caricaturer la nature oligarchique des élites modernes.

Nous avons procédé depuis de nombreuses années à une minutieuse enquête, aidé en cela par des intellectuels et universitaires proches (notamment la lecture du livre des sociologues François Denord et Paul Lagneau-Ymonet, « Le concert des puissants ». Nous nous garderons pour le moment de dévoiler les épisodes et les personnages pour ne pas donner des informations à ceux que nous avons l’intention de mordre !!

Qui sommes-nous ?

Réalisateur d’une dizaine de documentaires à la télévision (Arte et France 5) dont Le Chômage a une histoire ; Moulinex, la mécanique du pire ; EDF, les apprentis sorciers ; Fortunes et infortunes des familles du Nord ou Salariés sans frontière, Gilles Balbastre n’a eu de cesse de dénoncer les dégâts sociaux, économiques et politiques qu’ont occasionnés trente années de dérégulation ultra-libérale orchestrées par des gouvernements de droite ou socialistes.

Très critique à l’égard de médias supporters de la dérégulation (car majoritairement possédés par une poignée de milliardaires), notament au travers des documentaires Les nouveaux chiens de garde ou encore Cas d’école, Gilles Balbastre est désormais blacklisté de la télévision. Ces dernières années, quelques projets pour Arte de films sur Bernard Arnault ou sur les travailleurs détachés se sont très vites heurtés à des portes fermées.

Il faut peut-être aller chercher dans les détails de son CV pour trouver des raisons de ce blacklistage : directeur de publication du journal sardonique Le Plan B, créateur de la plate-forme internet Nada-Info et de ses Épandages médiatiques.

Mais la critique radicale des médias a rencontré d’autres forces révoltées contre cet ordre idéologique. Des syndicats combatifs (CGT et SUD) ont été amenés à contourner l’omerta médiatique et à financer une série de ses derniers films sur la défense des services publics : « Vérités et mensonges sur la SNCF », « Transport de marchandises : changeons d’ère », « Main basse sur l’énergie » et «  Gaz et flouze à tous les étages  ».

De nombreuses collaborations avec Le Monde Diplomatique lui permettent de prendre régulièrement le pouls d’un monde salarial atomisé et en grande partie en souffrance.... Pendant que Ceux qui tiennent la laisse prospèrent !

Gilles Balbastre peut aujourd’hui compter sur une équipe de professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, de juristes et de comptables pour lancer son nouveau documentaire, Ceux qui tiennent laisse. Il peut s’appuyer sur ses complices – les sociologues François Denord, Paul Lagneau-Ymonet, l’économiste Laurent Cordonnier, les comédien·e·s Corinne Masiero et Jacques Bonnaffé ainsi que le musicien Laurent Dehors – pour faire de ce film une arme et un outil à destination de tous ceux qui dénoncent et combattent la nouvelle noblesse au pouvoir..

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